Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

Auteur/autrice : Catherine Aimelet-Perissol

Écoute-moi ! Écoutez-moi !

Qui n’a pas exprimé avec angoisse, rage ou dépit ces deux mots ! Que ce soit dans l’espace privé d’un couple, d’une relation parents enfants ou dans l’espace professionnel, cette demande d’allure si anodine peut, en réalité, devenir un cri d’urgence! Car être écouté c’est se sentir exister dans la relation. Et ne pas être écouté, c’est, selon la coloration émotionnelle singulière à chacun, se sentir dérouté, vulnérable, rejeté, négligé, ignoré, tout seul.


Être écouté n’est pas un besoin vital ; même Robinson sur son île a survécu. Mais être écouté, c’est recevoir un écho de sa propre existence.
Écouter n’est pas savoir se taire ou répéter comme un magnétophone, pas plus que chercher à comprendre absolument le sens ou encore la psychologie des propos de l’autre. Écouter est bien plus simple et plus difficile que ça : c’est être relié à l’autre jusque dans la résonnance émotionnelle que les mots de l’autre génèrent en nous et jusque dans l’origine existentielle des mots prononcés !


Que nous disent la LE et les neurosciences pour nous aider à vraiment écouter ? 


Que le corps entend avec ses sens avant l’esprit qui comprend. Car notre cerveau corps est d’abord une « caisse de résonnance » avant que notre cerveau esprit habille de sens les mots (ou une partie des mots) entendus.


Écouter, c’est utiliser nos oreilles pour entendre des sons portés par la voix, entendre une vibration et donc une émotion que notre langage s’ingénie à décrire pour mieux en décoder le sens : on parle de voix plate, aigüe, chaude, frêle, grinçante, rude, brisée, d’outre-tombe, morne, guillerette…
La voix est le porte-parole, le haut-parleur de notre état émotionnel. Ne pas être écouté, c’est aggraver la difficulté à exister tel que nous sommes et renforcer la pression à devoir être un quelqu’un qui plairait à l’autre.


Écouter vraiment, c’est résonner avant de raisonner pour donner tout son sens à nos mots et à ceux de l’autre. Alors, quand nous sommes écoutés avec cette résonnance, nous pouvons -enfin- nous sentir vivants face à l’autre. 


Car écouter, c’est considérer que chacun parle non seulement pour être entendu mais aussi pour s’entendre lui-même car nos mots disent quelque chose de notre désir de vitalité, de nos besoins de sécurité, d’identité, de sens et de croissance. En somme, quelque chose de notre « homéostasie biologique, psychique et même culturelle » pour citer le neuroscientifique Antonio Damasio.


Venez apprendre « Comment bien écouter avec la LE ?  » lors du prochain séminaire du 22 au 24 mars 2019!

Catherine Aimelet-Périssol

La maisons des maternelles


Émission du 5 février 2019 présentée par Agathe Lecaron
La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la petite enfance.

« comment désamorcer les colères de votre enfant ?… l’enfant ne s’exprime que par le biais des émotions…l’enfant se construit entre deux mouvements alternatifs, appartenir en faisant des câlins ET s’opposer, se différencier… »


Regarder et écouter les réponses de Catherine Aimelet Périssol.


Tous mes vœux pour la nouvelle année à toutes et à tous

Voilà un rituel auquel nous cédons avec joie, comme un bon augure. Santé, réussite, bonheur, projets, rencontres sont appelés à l’aube de cette année nouvelle. Autant de souhaits pour que se déploie la joie dans nos vies et que soient repoussées la peine, la peur ou la colère.


Mais, n’est-ce pas un peu court de se considérer comme de simples consommateurs recevant ces bonheurs comme des cadeaux ?


La compréhension de la logique de nos émotions pourrait-elle nous aider à agir pour que cette année soit — effectivement — bonne pour chacun autrement que par l’évitement des problèmes et des malheurs, par le contrôle de soi, des autres et des situations ou par la discrétion du repli sur soi ?


Ce qui pourrait commencer par rendre notre vie meilleure peut sembler paradoxal : il s’agit de faire corps avec ce qui est là, en nous et autour de nous et d’ouvrir nos sens à la nouveauté… puisque c’est bien elle que nous fêtons ! Et donc à l’inconnu !


Oser regarder et voir, oser écouter et entendre la réalité telle qu’elle se présente à nos sens, à notre corps vivant… quelques centièmes de secondes avant que nos interprétations, nos jugements ne s’emparent de cette expérience pour l’évaluer à l’aune du déjà connu.


Nous laisser surprendre, regarder soi, l’autre, la situation comme inconnue, c’est nous donner l’occasion d’apprivoiser le nouveau de cette année qui débute… et éviter qu’elle ne ressemble aux précédentes.


De la qualité de cette rencontre avec le réel va dépendre l’ensemble de nos actions : est-ce que je vois ce qui est là présent, nouveau ou bien est-ce que je me représente ce que je vois selon ce que j’attends et connais déjà ?  Car, si nous ne pouvons échapper au besoin d’exister, notre cerveau peut nous jouer un tour en privilégiant le connu et l’attendu plutôt que le réel. C’est là que nos émotions s’emballent…

Car ce ne sont pas nos ressentis qui guident nos actions mais bel et bien notre désir.


Pour que confiance et dignité riment avec appétence et courage, pour vivre la vie qui est la nôtre dans une époque chargée de bouleversements présents et à venir, d’enjeux sociétaux et environnementaux, ouvrir nos sens peut nous aider à ouvrir notre cœur.


Faisons ensemble une place à la Nouveauté de l’Année 2019

Catherine Aimelet Périssol

Ysée et Croco sont en colère

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2018)

A quoi servent nos émotions ?

La collection Mes Zen’Émotions (Éditons Leduc.s Jeunesse) donne des clés aux enfants comme aux parents pour mieux vivre leurs émotions.

Cette collection est dirigée par Catherine Aimelet Périssol

Ysée et Croco n’ont même pas peur

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2018)

A quoi servent nos émotions ?

La collection Mes Zen’Émotions (Éditons Leduc.s Jeunesse) donne des clés aux enfants comme aux parents pour mieux vivre leurs émotions.

Cette collection est dirigée par Catherine Aimelet Périssol

Émotions, quand c’est plus fort que lui. Aider son enfant de 3 à 11 ans à bien grandir

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2018)

Une priorité grillée au toboggan met votre enfant dans tous ses états ?

Un lego qui refuse obstinément de s’emboîter le fait voir rouge ?

Une remarque de la maîtresse le plonge dans l’angoisse ?

Un « T’es plus mon copain » le transforme en madeleine ?
Petits tracas ou gros soucis, ces événements du quotidien créent chez l’enfant de vives émotions, et pour cause…

Que faire quand l’enfant est débordé par ces émois ? Comment réagir sans sombrer nous-mêmes dans le plus profond désarroi  ?

Émotions, quand c’est plus fort que moi. Peur, colère, tristesse : comment faire face

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Leducs, 2017)

Cesser d’être émotif ?

Mauvaise idée !

Nos émotions sont des atouts : elles nous servent de signaux d’alarme.

En s’appuyant sur les dernières recherches en neuroscience, qui expliquent notre fonctionnement, les auteurs nous guident vers l’apaisement.

Indispensables pour les victimes de tsunamis émotionnels… et pour tous les autres.

Gare aux gaffes

Gare aux gaffes

Les bourdes, on les dit plus vite qu’on ne les pense…

Même si, au final, on ne gaffe jamais tout à fait par hasard, explique la psychothérapeute Catherine Aimelet-Périssol. N’est-ce pas, Warren Beatty ?

LE MONDE | 02.03.2017 à 16h16 | Propos recueillis par Marlène Duretz


En savoir plus

Lien fonctionnel le 18 avril 2017

E.M.O.T.I.O.N. 7 étapes pour se comprendre

De Catherine Aimelet-Périssol et Pierre Massot
(Albin Michel, 2015)

Nous sommes co-pilotés par notre cerveau reptilien qui régit notre rapport immédiat aux autres et à l’environnement, et par notre cerveau cognitif, plus lent, qui donne du sens et permet de prendre du recul.

Le dialogue entre ces deux cerveaux n’est pas toujours cordial, ce qui nous place sous une pression émotionnelle constante.
Ce livre nous apprend à nous émanciper, en 7 étapes, de la tyrannie des émotions.

Un chemin vers plus de libre-arbitre.

Apprivoiser sa culpabilité

De Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet
(Albin Michel, 2013)

La culpabilité, c’est tous les jours quand nous nous répétons « j’aurais dû », « je dois », « il faut », « il ne faut pas ».

C’est mauvais, la culpabilité ?

Faux !

En réalité, elle a du sens… à conditions de savoir la décoder pour en retenir le versant constructif.

Un livre qui soulage !