Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

Auteur/autrice : Catherine Aimelet-Perissol

L’indépendance est-elle un mythe ?

Mai 2021

Qui ne rêve de devenir plus indépendant du regard des autres, des reproches de son conjoint, des attentes de son manager, du contexte social ou de l’influence de la mode ? Qui ne rêve de devenir enfin « lui-même », totalement à l’origine de ses choix et de ses actions ? Qui ne rêve de se libérer d’être trop dépendant affectif ?

Mais ce rêve que nous partageons tous aboutit à bien des frustrations. Pire, plus nous cherchons à contrôler notre vie, plus elle échappe, plus le stress augmente… et plus nous nous en voulons de rester dépendants, malgré notre volonté et nos efforts pour résister à cette tendance.

Alors plutôt que nous maudire, nous culpabiliser ou en vouloir aux autres et aux circonstances, nous pouvons nous tourner vers le fonctionnement à l’origine de la dépendance elle-même.

De la dépendance, de l’attachement à nos habitudes comme de nos addictions elles-mêmes ! Avant de voir là des effets de la psychologie, c’est à la biologie que nous devons le phénomène de dépendance !

La logique émotionnelle décrit comment se manifeste la nécessité biologique de la dépendance. Elle modélise ainsi le lien corps esprit, le passage d’une logique corporelle de survie à une logique socio-culturelle de vie dans le temps. Le phénomène de dépendance prend ainsi racine, non simplement parce que nous sommes des êtres sociaux, mais du fait de la nécessité de la vie : celle du corps et en miroir, celle de la culture répondent au principe de conservation et d’évolution, principe qui débute dans la recherche homéostasique de tout corps vivant. C’est là que nous pouvons trouver les clés, non pour nous libérer -voire nous débarrasser- de nos dépendances, affective ou matérielle, mais pour agir en connaissances de ces causes existentielles qui régissent nos existences.

Nous avons bien du mal à admettre être à ce point redevable de notre nature physique, si convaincus que seule notre nature psychique et raisonnante guide nos comportements et nos ressentis. Quitte à ne s’intéresser aux découvertes des neurosciences que du seul point de vue intellectuel, comme si le sapiens était d’une nature différente des autres êtres vivants. Une erreur que nous payons de plus en plus cher.

Alors oui, nous sommes des êtres d’habitudes, de dépendance et d’addictions. Quel qu’en soit le prix, elles nous définissent et nous enferment. Et si la liberté commençait dans cette connaissance comme une invitation à regarder avec admiration et humour cette merveilleuse citadelle intérieure en résonance avec un contexte en perpétuelle évolution?


Catherine Aimelet Périssol

Retrouver confiance avec la logique émotionnelle

14 avril 2016

La confiance est un état dynamique indépendant de la réussite et des pensées positives !
La logique émotionnelle permet de découvrir la confiance qui existe en chacun pour peu que nous la débarrassions de ce qui encombre notre rapport à elle.
La confiance est en effet présentée aujourd’hui comme une disposition de l’esprit qu’il faudrait avoir et développer en regardant toutes nos réussites. Ce qui suppose le problème réglé.

Or, la confiance est le fruit d’une dynamique, d’un dialogue ou d’une danse : entre le connu de nos actions telles qu’elles ont été et l’inconnu à risquer.

Entre sûreté du connu et liberté de l’inconnu. Une toute autre représentation, beaucoup plus proche de notre réalité corporelle et donc mentale !

Partie 1
Partie 2

La logique émotionnelle et le burn-out des médecins

 22 avril 2016

Le burn-out est un état psycho émotionnel d’épuisement et de perte de vitalité. Considéré comme le mal professionnel de ce début du XXIème siècle, il semble secondaire à un effort soutenu déployé par les personnes pour atteindre un objectif idéalisé et irréalisable dans le contexte du travail. La personne en burn-out n’a pu tenir compte des signaux d’alerte émotionnelle, considérés comme un problème à gérer et non comme des signaux vitaux.
Prévenir le burn-out , c’est déjà prendre en compte que l’émotion n’est pas un problème à gérer ou à traiter mais un début de solution du corps et de l’esprit pour s’adapter aux situations.
Étudiant en médecine, médecin en exercice (ou à la retraite), concernés par le burn-out, personnellement ou dans votre entourage professionnel (collègues en arrêt de travail, addictions, suicides…)

Lieu : Salle du Triangle, Hôpital de Salanches (74700)La conférence du vendredi 22 avril sera suivie d’un atelier journée le samedi 23 avril à Sallanches.
Lieu : Salle Formation, Hôpital de Salanches (74700)

Et si l’amour était plus que ce que nous croyons ?

9 juin 2016

Et si l’amour ne se réduisait pas à sa fonction affective, tellement soumise aux aléas émotionnels qui nous traversent et nous font douter d’être aimable, aimé, aimant ?

Et si l’amour était ce sentiment que nous pouvons faire émerger de soi, en soi pour peu que nous posions notre attention au bon endroit: au cœur de notre cerveau reptilien, le bienveillant, le soignant à partir duquel se déploient notre mémoire affective et nos sentiments.

L’amour témoigne alors d’une ouverture,  à soi comme nous sommes, aux autres et au monde.
L’amour est un bien trop précieux pour le laisser à la seule fluctuation de nos pensées conscientes nourries d’idéaux, de croyances, d’attentes et en conséquence de  ressentiments et de frustrations.

 
Comment la logique émotionnelle peut nous aider à mieux voir l’amour dans la vie.

Partie 1
Partie 2

La logique émotionnelle au secours de la psychologie

20 octobre 2016

Le discours psychologique repris dans tout un ensemble d’ouvrages sensés aider les lecteurs à avoir plus confiance, à mieux s’estimer et à acquérir plus de sérénité n’a pas tenu ses promesses. Le recours aux médicaments ne cesse d’augmenter avec une attente: savoir enfin gérer ses émotions. La psychologie aurait-elle surfé sur nos attentes idéalisées d’un bien-être et d’une communication définitivement efficace qui feraient de nos vies un long fleuve tranquille ?
Mais cette attente est vaine, frustrante et même source d’angoisse et de conflits sans fin … 

La psychologie, en mettant le focus sur nos désirs et nos pensées laisse de côté la dimension biologique, le langage du corps. Celui-ci ne se manifesterait qu’à partir de pensées plus ou moins positives! Or, notre réalité est plus large, plus complexe et tellement plus vivante.


Éclairer nos habitudes de pensées et nos comportements de l’élan vital qui habite notre corps, voilà le pari de la logique émotionnelle. Un pari qui donne à voir l’ampleur de nos ressources de vie plutôt que la fatalité de causes affectives explicatives mais si enfermante.

La logique émotionnelle au quotidien

1er décembre 2016

Dans un monde saturé d’informations, de méthodes de bien être, de conseils psychologiques, nous avons bien du mal à reconnaître ce qui est juste pour soi.  Une grande confusion règne entre ce que nous voulons avoir pour être sécurisé et reconnu et ce qui nous est accessible en réalité. Les choses, les autres nous échappent et nous laissent frustrés et déçus. Nous nous épuisons à éviter ou gérer bien des situations qui nous reviennent en boomerang.
 
La LE, en prenant en compte la dimension biologique du désir d’exister, peut nous aider au quotidien.  L’usage de sa cartographie peut apaiser nos relations avec nos proches, notre travail, notre façon d’écouter ou même de regarder la télévision, nos écrans ou encore lire un livre? Comment?
 
A partir de sa grille de lecture, nous évoquerons quelques voies:  la prise en compte de notre expérience corporelle, l’attention dans l’écoute, l’expression de sa part d’existence face aux autres, la reconnaissance du sens de nos attentes et de nos désirs, le courage de reconnaître nos comportements offensifs parce que défensifs. Loin de toute culpabilité, la pratique quotidienne de la LE offre un véritable espace de responsabilité à être humain.

Partie 1
Partie 2

Faire la paix avec soi

17 janvier 2017

Apprenons à faire la paix avec nous-mêmes :un être humain composé d’un corps vivant et que l’évolution a doté d’un cerveau pensant. Nous ne pouvons exister et penser qu’avec ce corps-là qui contient ce cerveau-là. Nous ne pouvons penser et agir qu’à la mesure de nos expériences, de notre mémoire et de notre langage. 

Les humains ne peuvent fabriquer que de l’humain. Ce serait bien de s’apprivoiser, de reconnaitre vraiment que notre cerveau nous veut du bien et que tout en lui est orienté vers la prolongation de l’être… De reconnaitre qu’il en est de même dans le cerveau de chacun tout autour de nous. Nous pouvons apprendre à écouter, reconnaitre, nous intéresser à ce mouvement de vie afin de répondre aux enjeux du quotidien comme à ceux qui nous attendent. 

Catherine Aimelet Périssol vous éclairera sur les dix bonnes raisons de découvrir et de se former à la logique de nos émotions !

« Pouvons-nous gérer nos émotions ? »

vendredi 1er juin 2018

Conférence de Catherine Aimelet Périssol
Université pour tous de l’Artois- Arras

Avant d’être un problème à résoudre, l’émotion est d’abord une solution du cerveau face à une situation qui le prend par surprise et réveille nos mémoires corporelles.
Cette connaissance est une ressource indispensable pour mieux s’entendre soi et mieux s’entendre avec les autres.

Si nous ne pouvons pas gérer nos émotions car celles-ci s’imposent automatiquement à soi, nous pouvons apprendre à nous conduire en connaissance des besoins qu’elles expriment.

Faire naître la confiance …

19 septembre 2019

Conférence thématique animée par Catherine Aimelet Périssol et Catherine Le Sage

De façon plus ou moins consciente, nous souffrons tous d’un défaut de confiance, en soi, en l’autre, dans la vie. Son origine n’a rien de psychologique.
Elle est du à l’ignorance de notre fonctionnement en tant qu’être vivant, au défaut de connaissance de la façon dont fonctionne notre système nerveux et tout particulièrement notre système émotionnel.
Il est temps de quitter l’illusion que notre humanité ne serait le fruit que de nos esprits pensants et parlants pour découvrir comment le corps inspire l’esprit, comment l’esprit est le prolongement du corps.
Nous pouvons faire face à ce que signifient vraiment la peur, la colère, la tristesse ou la joie et nous ouvrir à un potentiel d’action beaucoup plus large que nos seules habitudes.
Etre émotif n’est pas une fatalité ni un problème mais notre nature biologique, tiraillée, comme toute vie, entre le sens de conservation et celui de croissance.
L’émotion est un langage, elle a un langage que nous pouvons apprendre.
C’est ainsi que naît la confiance.

« Est-ce que ce sont les temps qui sont troublés ou bien nous qui ressentons du trouble dans ce temps de contagion virale? »

La question mérite toute notre attention.
Si ce sont les temps qui sont troublés du fait de la contagion virale due au Covid 19, alors les temps deviennent un danger, voire une menace, et il nous faudrait coûte que coûte fuir ou lutter, échapper ou faire la guerre. A défaut, nous devrions subir notre sort. Voilà comment nous nous rendons dépendants de facteurs qui nous échappent et « les temps » deviennent occasion d’utiliser nos « vieux » automatismes défensifs : fuir, lutter, subir.

Inversement, si c’est nous qui nous sentons troublés, alors nous pouvons faire un bon usage de la logique émotionnelle : ce ressenti vient nous interpeller sur nos actions, nos pensées, nos gestes, notre façon d’être présent dans la situation. Il ne s’agit pas de la nier ou de la dramatiser, mais de regarder ce qui est de notre ressort face à cette situation.

Un bon usage, c’est déjà se poser la question du « comment je fais déjà ? » Comment je me conduis ? Comment je me comporte vis-à-vis de mon désir naturel et essentiel de santé, de sécurité intérieure ? Comment je prends soin de moi ? Quelles sont mes pensées automatiques et donc spontanées et irréfléchies ? Que disent-elles de mes habitudes de survie ? 

A ces questions, premières car nous ne pouvons échapper à notre propre désir d’existence, nous ajouterons alors, comment je me conduis avec mes proches, puis mes moins proches, la collectivité. Car nous ne pouvons agir qu’à partir de ce qui est présent en nous. Et cette connaissance nous permet de nous ouvrir aux autres, aux plus fragiles bien sûr, aux plus émotifs aussi.

Comment je m’informe, comment j’évite certaines informations, comment je me protège, comment je me nourris, et de quoi ? Comment je respecte ou pas les consignes ? Autant d’attention portée sur nos façons de répondre à la situation, perçue par nos sens et filtrée par nos représentations et nos fictions, qui nous aidera à entrer dans le réel, dans la conscience de nos habitudes défensives et de l’erreur à se penser à l’aune de nos peurs.

Non, nous n’avons ni à subir, lutter, dépasser ou nier, que ce soit la situation ou nos peurs !
Nous pouvons agir dans le respect de la logique du vivant, entendre notre désir naturel de sécurité et lui accorder toute sa valeur, pour nous-mêmes et notre communauté.

Prenons soin de nous et donc des autres. Telle est notre responsabilité, modestement.

Catherine Aimelet Périssol et Sylvie Alexandre Rochette