Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

Étiquette : Confiance

Faire naître la confiance …

19 septembre 2019

Conférence thématique animée par Catherine Aimelet Périssol et Catherine Le Sage

De façon plus ou moins consciente, nous souffrons tous d’un défaut de confiance, en soi, en l’autre, dans la vie. Son origine n’a rien de psychologique.
Elle est du à l’ignorance de notre fonctionnement en tant qu’être vivant, au défaut de connaissance de la façon dont fonctionne notre système nerveux et tout particulièrement notre système émotionnel.
Il est temps de quitter l’illusion que notre humanité ne serait le fruit que de nos esprits pensants et parlants pour découvrir comment le corps inspire l’esprit, comment l’esprit est le prolongement du corps.
Nous pouvons faire face à ce que signifient vraiment la peur, la colère, la tristesse ou la joie et nous ouvrir à un potentiel d’action beaucoup plus large que nos seules habitudes.
Etre émotif n’est pas une fatalité ni un problème mais notre nature biologique, tiraillée, comme toute vie, entre le sens de conservation et celui de croissance.
L’émotion est un langage, elle a un langage que nous pouvons apprendre.
C’est ainsi que naît la confiance.

Se libérer du passé pour agir en conscience au présent

L’émotion est un langage universel, même si les cultures diffèrent.

Le tout petit bébé le connaît instinctivement. Mais, sous l’impact de l’éducation, de la socialisation et d’événements déstabilisants, nous en avons perdu l’usage. Heureusement, celui-ci revient au fur et à mesure que nous nous exerçons.

Quand nous comprenons ce que la peur, la colère et la tristesse nous disent, quand nous réalisons que nos comportements d’évitement, d’agressivité ou de soumission s’adressent à nous pour nous inviter à questionner nos automatismes et nos croyances, alors nous nous libérons de notre passé pour agir en conscience au présent.

Oser être soi passe par la reconnaissance du fonctionnement de notre réalité. L’aveu à soi-même de notre vulnérabilité, de notre impuissance à être parfait, à être autre que ce que nous sommes, fera alors écho à la richesse de notre potentiel.

L’émotion, avec les nombreux symptômes qui l’accompagnent, se manifeste dans un écartèlement entre un « ce dont j’ai besoin pour être intègre » et un « interdit au nom de l’autre ». Nos réactions de défense tentent de combler, dans l’urgence, cet écart qui menace la vie. N’en restons pas à ces réactions automatiques et coûteuses sur notre équilibre !