Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

Des vacances pile comme il faut

Les vacances d’été…. Je les attends avec impatience, puis je les savoure avant de les évaluer sitôt rentrée :  ont-elles été assez longues ? me suis-je assez reposée ? ai-je assez profité ? Assez, assez… mais à quoi sert de me poser cette question du « assez » ?

Arrêt sur le mot et plongée dans le dictionnaire. « Assez » évoque l’intensité dans ce qu’elle a de suffisant. Est-ce que cette interrogation sur le suffisant renverrait à une insuffisance, et donc à un manque ? M’interrogerais-je donc sur un manque en mesurant le assez ?

La LE m’a enseignée que le manque pouvait ensuite générer un désir d’avoir toujours, avec le risque de vouloir y répondre « toujours », et coûte que coûte.

Mais à quoi peut bien me servir de me poser la question après coup ? Je sèche… Je choisis alors de questionner une habitude plus simple – ai-je assez mangé – et ainsi m’offrir l’opportunité d’accéder à mon ressenti. Là, je peux mieux évaluer la suffisance, ou l’insuffisance et regarder ce que j’ai fait pour garantir d’avoir « assez mangé » : j’ai pris de chacun des plats sur la table, je me suis resservie, je me suis coupée un morceau de pain… Une fois que tout cela est consommé, englouti je vérifie que c’est suffisant. Ce pourrait-il que pour répondre à un désir d’avoir « toujours » de la satiété ou de l’énergie ou du contentement je mesure si c’est « assez » ?

Je reprends ma réflexion là où je l’ai laissée et me demande si, en interrogeant après coup le côté suffisant ou profitable de mes vacances, je ne satisferais pas un désir d’avoir « toujours » de la vitalité, du tonus, de l’allant… peut-être en prévision de toutes ces choses auxquelles j’ai pensé durant l’été et que j’ai envie de mettre en place à la rentrée.

Alors voilà à quelques jours du grand départ, je vous souhaite une pause estivale suffisamment longue et reposante, joyeuse et ressourçante pour que vous nous retrouviez à la rentrée avec une pêche d’enfer !

Caroline Wietzel

hebdo