Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

La logique émotionnelle, une ressource pour le Médiateur ?

Webinaire du CEMA diffusé par Zoom

Dr Catherine AIMELET PERISSOL donnera une conférence samedi 6 février 2021 18:00

Catherine AIMELET PERISSOL sera accompagnée par Madame Sophie GERONDEAU LIBAUD accompagnée par Madame Sophie GERONDEAU LIBAUD médiatrice et psycho praticien formée à la Logique Émotionnelle

Ce Webinaire est animé par Madame Catherine EMMANUEL, Directrice pédagogique du CEMA
Ce webinaire est en partenariat avec l’Institut de Logique Émotionnelle.

Se libérer du passé pour agir en conscience au présent

L’émotion est un langage universel, même si les cultures diffèrent.

Le tout petit bébé le connaît instinctivement. Mais, sous l’impact de l’éducation, de la socialisation et d’événements déstabilisants, nous en avons perdu l’usage. Heureusement, celui-ci revient au fur et à mesure que nous nous exerçons.

Quand nous comprenons ce que la peur, la colère et la tristesse nous disent, quand nous réalisons que nos comportements d’évitement, d’agressivité ou de soumission s’adressent à nous, pour nous inviter à questionner nos automatismes et nos croyances, alors nous nous libérons de notre passé pour agir en conscience au présent.

Oser être soi passe par la reconnaissance du fonctionnement de notre réalité. L’aveu à soi-même de notre vulnérabilité, de notre impuissance à être parfait, à être autre que ce que nous sommes, fera alors écho à la richesse de notre potentiel.

L’émotion, avec les nombreux symptômes qui l’accompagnent, se manifeste dans un écartèlement entre un « ce dont j’ai besoin pour être intègre » et un « interdit au nom de l’autre ». Nos réactions de défense tentent de combler, dans l’urgence, cet écart qui menace la vie. N’en restons pas à ces réactions automatiques et coûteuses sur notre équilibre !

Mon regard LE sur la vie de la cité

Formée à la logique émotionnelle (L.E.), je me surprends de plus en plus régulièrement à chercher à relier les éléments de ma vie quotidienne et de mon environnement avec les étapes de la « grille » de lecture du processus émotionnel. Je me vois extraire certaines informations et reconnaitre que la sélection est l’œuvre du filtrage d’informations qui s’effectue automatiquement.
Cette grille de lecture est donc devenue un filtre supplémentaire grâce auquel je regarde les autres, le monde et moi-même! Telle est la loi de la biologie : nous percevons en fonction de filtres de représentation, tous orientés vers le maintien de la vie.


Je m’aperçois que mon attention se porte, de manière spontanée, sur certains mots : ils m’apparaissent pertinents, saillants… selon ma propre grille de lecture émotionnelle, bien sûr. Ils sont en rapport avec l’identité, le besoin d’être en lien avec ses deux polarités : l’appartenance et la différence.

Comment la logique émotionnelle peut-elle m’aider à éclairer les enjeux de territoire dont nous parlent tant les médias ?

En regardant les mots qui m’interpellent : séparatisme, appartenance, protectionnisme, luttes identitaires, frontières, protection, droits nationaux, migrants, libre-circulation, communauté, union, fédéral, gouvernement cantonal, sécurité, libertés publiques, immunité collective, responsabilité individuelle, se protéger, protéger l’autre. Ceux-là mêmes qui, par ailleurs, servent à décrire le besoin d’identité à l’œuvre. Car les mots servent à décrire l’existence qui se joue d’abord sans mot, dans le champ émotionnel du vivant, avant la traduction de ce vivant dans le langage et la pensée.

Ainsi mon esprit tricote, tisse. Des liens se dessinent : l’autre, le domaine de la relation, de la rencontre, ou de la rupture, de la reconnaissance, masqué, ou pas ; domaine de l’identité, de la lutte ; domaine de la famille, de la tribu et de la cité. Au niveau du discours politique et social se réfléchissent les mêmes mécanismes de singularité, de différence, d’appartenance. Lire Antonio Damasio, Henri Laborit et Francesco Varela, fut pour moi la révélation de l’extension du biologique, du niveau cellulaire vers le champ du groupe social des individus, selon un champ de forme de plus en plus ample. Écouter les informations du moment me semble plus audible avec la boussole de la grille de lecture des émotions ! Un repère !

Prennent sens alors, au travers de mon regard « L.E. », les expériences multiples de contrôles d’identité, de formalités de passeports aux douanes, autant d’actions teintées de valeur biologique. Le « corps » social fonctionne avec un système immunitaire, veilleur et sentinelle, en mission de reconnaissance du connu versus l’inconnu ; du familier, pourrais-je dire du national, versus l’étranger, voir l’intrus et même, l’indésirable. L’inconnu, c’est celui appartient à l’ailleurs, le différent, le non-connu, le non-reconnu. Qui pourrait faire danger quand il ne correspond pas au déjà connu, au déjà enregistré comme « bon pour la vie »…

La LE donne à voir, avec humilité combien nos actes sont faits d’habitudes défensives, automatiques et non conscientes, orientées vers la survie de l’être vivant. Habitudes habillées d’explications, de justifications et d’interprétations.

Yassamane Sassanfar

Comment comprendre les phénomènes d’attachement, de dépendance et d’addiction avec la logique émotionnelle ?

Un exemple d’attachement qui parle à tous…le corps est naturellement « attaché » à l’air, à la nourriture qui lui garantissent son existence. Le phénomène d’attachement est donc biologiquement inscrit dans la résonnance entre « quelque chose d’extérieur et quelque chose d’intérieur », entre un objet et un sujet qui interagissent. Nul ne peut échapper à cette réalité sur laquelle est fondée notre vie. C’est sur cette base fiable que s’élabore « ce à quoi nous tenons ».


Ce processus se retrouve dans nos habitudes comportementales, fondées sur nos besoins et nos désirs d’être : nous cherchons naturellement à vérifier notre existence et ce, d’abord de façon inconsciente. Ainsi nos systèmes de défense de type fuite, lutte ou repli, habitudes de chercher à échapper, à maitriser ou comprendre sont mémorisés comme moyen, seul et unique même, de survivre et donc de vivre. Nous voilà attachés biologiquement puis psychiquement à nos comportements, jusqu’à en être addicts. « Si je n’ai pas mon whisky, mon soda, mon portable, je vais me sentir mal, je vais être en manque, c’est pas possible pour moi » est une phrase qui parle non de raison mais de l’inscription d’expérience corporelle, étendue à l’esprit et à la conscience. Aussi, raisonner et chercher à convaincre la personne de changer d’attitude est-il vain, voire épuisant pour celui qui s’y essaye. Tant que la personne addicte n’identifie pas sensoriellement la dimension corporelle à l’origine de son comportement, elle demeure dépendante de l’objet de sa satisfaction. A l’origine et non en conséquence : en effet, attachement, dépendance et addiction sont d’abord les solutions du corps esprit pour conserver la satisfaction d’un besoin, anticipant la souffrance potentielle d’une nouvelle frustration.


Le désir d’avoir de quoi être est une construction psychique naturelle à partir de l’expérience biologique. Même étendu dans le temps sous la forme d’un désir d’avoir toujours et tout le temps satisfaction n’est pas le problème. Il est même notre façon de « persévérer dans notre être » comme le disait Spinoza, si au fait de l’élan qui anime naturellement la personne.


La logique émotionnelle, en mettant en évidence le phénomène biologique d’attachement, lové au cœur des habitudes d’addiction et de dépendance, soulage de la culpabilité qui aggrave la souffrance. Elle rétablit chacun dans son intention d’être, regarde comment s’y prend la personne dans la persévérance de son existence et ainsi dans la satisfaction de ses besoins de sécurité, d’identité et de réalité. Car ses besoins, corporels et devenus désirs conscients, sont existentiels : nul n’échappe à la construction des moyens d’y répondre. C’est en favorisant l’accord entre l’intention et le moyen employé jusqu’à ce jour, moyen défensif, couteux mais efficace, que la personne pourra s’ouvrir à d’autres voies pour répondre au même désir.


Toutefois, l’habitude d’obtenir satisfaction par le moyen habituel demeure marquée longtemps dans le corps. Le travail est difficile, au pro rata de l’immédiateté de la satisfaction considérée automatiquement comme source de vie.


La voie de libération du moyen initial passe essentiellement par l’expérience corporelle et bien peu par l’usage du raisonnement, aussi juste soit-il.


Addiction, dépendance et attachement sont des phénomènes naturels. Ils augmenteront d’autant plus que nous cherchons à échapper à la réalité biologique de notre corps. La logique émotionnelle est indispensable à la compréhension de ce processus.

Qu’est ce que la résilience ?


Il existe deux définitions de la résilience :

  • l’une physique,  valeur caractérisant la résistance au choc d’un métal 
  • et une autre psychique, capacité à surmonter les chocs traumatiques.

Même si aujourd’hui corps et esprit ne sont plus présentés comme distincts, il n’en demeure pas moins que dans nos représentations, nous demeurons très attachés à considérer l’esprit comme le commandeur du corps… Or, le psychisme est la prolongation du processus adaptatif du corps à son environnement. Il permet une « encore meilleure » adaptation mais ouvre aussi un champ d’expérience mental d’anticipation qui déborde la seule adaptation immédiate ou probable. Nul ne peut échapper à ce processus biologique qui relie corps et esprit dans une même dynamique.


Ainsi la logique émotionnelle permet-elle de voir la résilience comme un mouvement naturel : valeur de résistance corporelle au choc et, donc, capacité à surmonter les chocs traumatiques. Pas de psychisme sans expérience corporelle, pas de désir sans besoin satisfait par la capacité du corps à survivre automatiquement aux événements qui surgissent autour de lui.


Nous sommes tous naturellement résilients puisque nous sommes vivants, puisque nous trouvons tous de quoi vivre dans l’environnement qui est le nôtre et des événements qui nous heurtent. Comment est l’histoire de chacun, puisque chacun se construit sur ses expériences corporelles et affectives. Pour quoi est l’histoire de notre animalité étendue dans notre humanité, ce que nous nommons parfois l’humaine condition, partagée à ce jour par quelque 7 milliards d’individus rassemblés en groupes et cultures distinctes mais répondant aux mêmes désirs d’existence.


La LE permet aussi de nous interroger sur un terme volontiers utilisé : surmonter les chocs. Ce verbe signifie dominer, surplomber ou dompter. En clair, les chanceux résilients seraient ceux qui ont une capacité à dominer le choc, à le mater ou se hisser au-dessus. Nous retrouvons là l’habitude très humaine de se vouloir toujours plus : plus grand, plus fort, plus intelligent, plus résilient. En réalité, face au choc, chacun trouve la voie résiliente qui lui permet d’avancer à sa façon : d’abord dans l’urgence de survie corporelle puis petit à petit dans la construction de son existence à partir de cette première expérience.


La LE donne à voir comment chacun s’y prend, par le déni dans la fuite, par la maitrise des autres, par la recherche de sens du repli, par la survitalité de l’optimisme.
Lors des modules, lors des entretiens, l’écoute et la restitution à la personne des moyens qu’elle se donne pour survivre aux chocs puis vivre avec eux est la voie de la résilience : la personne se découvre ayant agi, sans l’avoir voulu en conscience mais tout simplement en ayant fait ce qu’elle a fait comme elle a fait. Une restitution profondément respectueuse de l’être.

S’écouter mieux, s’émouvoir moins

Co-animé par Sylvie Alexandre-Rochette et Gérald Testé.

Redécouvrez ce qu’est l’écoute dans sa valeur biologique !!!

Nous qui avons tant d’explications pour justifier en quoi les paroles des autres nous troublent et nous blessent parfois, savons-nous comment les mots nous affectent ? Qu’ils soient prononcés par une personne de notre entourage proche, professionnel ou via des médias, ces mots, ces simples mots ont, semblent-ils, le pouvoir de nous faire réagir, jusqu’à nous mettre hors de nous.


Touché ! Mais qu’est-ce qui est touché en nous ?

Nous parlons de nos valeurs, de nos croyances, de nos interprétations auxquelles nous adhérons au point qu’elles seraient nous. Alors l’autre devient une personne toxique, une personne à convaincre puisque notre point de vue est plus juste que le sien ou une personne face à laquelle mieux vaut se taire et subir.

Les mots de l’autre sont au sens littéral « inouïs », devenant inaudibles à nos oreilles.

L’écoute est devenue dialogue de sourds. Nous ne nous comprenons plus, nous ne nous entendons plus.

Conflits, évitements et rancœur persistent. Même nos tentatives de compréhension se heurtent à un mur, tant chez soi que chez l’autre.


La logique émotionnelle propose une autre voie dans laquelle la relation pourra se poursuivre dans le respect de chacun. Une voie qui se fonde sur la réalité corporelle qui précède le théâtre intérieur du psychisme et qui tient compte de l’inévitable résonance qui nous relie à notre environnement via nos 5 sens.
Écouter n’est pas qu’un geste psychique ou raisonné ; la parole est d’abord un cri, un son né du corps et donc destiné à répondre au désir d’existence et d’homéostasie, tant corporelle que psychique. Cette connaissance intime de notre être peut nous ouvrir à écouter vraiment.

  • Écouter n’est pas chercher l’accord, ni se comprendre ni résoudre un problème.
  • Écouter, c’est percevoir un autre et se laisser rencontrer, toucher pour agir au sein de la relation.
  • Écouter c’est offrir à chacun d’occuper sa place et juste sa place.

Présentation du séminaire :

Séminaire de 3 jours :


Pédagogie inter active fondée sur la grille de lecture de la logique émotionnelle
Alternance d’exercices, de débriefing, de démonstrations.


Chaque participant pourra travailler sur une situation personnelle qui sera éclairée par la grille de lecture LE afin de faciliter l’apprentissage d’une forme d’écoute plus juste.

Trois journées pour goûter ou regoûter :

  • L’écoute résonnante,
  • Le désir d’être écouté,
  • Le sens de ses habitudes d’écoute comme de non écoute,
  • Les ressentiments secondaires à ces habitudes,
  • La distinction entre la perception d’une parole et la sensation éprouvée,
  • L’effet intérieur sensoriel d’une parole en écho à une mémoire corporelle,

Une synthèse sera adressée aux participants après le séminaire.

Informations et inscription : Sylvie Alexandre-Rochette

Émotion et méditation

Co-animé par Catherine Aimelet-Périssol et Sylvie Alexandre-Rochette

Méditer son émotion

« J’ai envie de méditer, mais je n’y arrive pas : je ne tiens pas en place, j’ai des pensées qui m’agitent la tête et j’ai trop d’émotions. On me dit que c’est normal mais alors à quoi sert de méditer ? Je lis qu’on peut méditer avec son émotion, mais ça veut dire quoi ? » 

Peut-être, avez-vous l’impression que « quelque chose vous empêche » de découvrir cette voie de recentrage et vous trouvez ça dommage.

La logique émotionnelle est une pratique qui s’allie naturellement avec la pratique de la méditation : elle propose de méditer ses émotions. Non pas d’y penser, ni d’y réfléchir, ni de les chasser, encore moins de les maitriser ou à défaut de les subir. Non, elle vous propose d’entrer en rapport avec elles pour ce qu’elles sont, une expérience, un langage qui délivre un message.

Méditer, c’est être à l’écoute du mouvement émotionnel dans son sens vital, dans une forme de sécurité intérieure propre à soi, mais aussi dans son impermanence.

Méditer son émotion, c’est entrer dans la réalité de son existence telle qu’elle est, là, pour soi. C’est apprendre à faire la paix avec notre nature humaine.

La méditation nous ouvre à :

  • Ce que je vis ici et maintenant, présent à moi-même, au souffle, aux sensations et aux ressentis qui est ma réalité présente,
  • Ce que je suis, un corps vivant, éprouvant et respirant,
  • Qui je suis, un corps qui occupe une place,
  • Interdépendant de ce qui m’entoure,
  • Bienveillant, c’est-à-dire qui veille bien sur mes besoins fondamentaux, ceux de mon entourage et de mon environnement.

Pédagogie :

  • Des temps de méditation courte et longue, statique et en mouvement ;
  • Des étirements, de la marche méditative,
  • Des temps de silence et d’écoute de notre environnement,
  • Des exercices d’attention et de concentration,
  • Des partages d’expériences avec la grille de lecture de la Logique Émotionnelle.

Goûter la relation respectueuse

Vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 octobre 2022.

L’art d’être en relation quand les émotions s’emmêlent.

Co-animé par Catherine Aimelet-Périssol et Sylvie Alexandre-Rochette.

« Si tu n’as pas d’ennemis intérieurs,
les ennemis extérieurs ne sauraient te blesser »

Proverbe africain

Quand vous jugez la qualité de vos relations, vous êtes plutôt « top » ou « flop » ?
Vous vous dites qu’il y a quelque chose à améliorer avec l’autre : vos enfants, votre conjoint, vos collègues, votre supérieur… ou alors de vous à vous ?
 
OUI ! La qualité de nos relations dépend de la qualité relationnelle que nous entretenons avec nous-mêmes.
Nous pensons trop souvent que c’est l’inverse, et nous sommes vite enclins à juger ces autres qui nous pourrissent la vie, pensons-nous.
A moins que ce ne soit nous que nous jugions, nous nous en voulons et nous nous demandons alors de changer !
Sans savoir exactement comment…

Entre l’aspiration à développer sa nature librement dans son milieu, et la peur d’être rejeté et mal aimé, deux voix s’opposent en soi qui génèrent un conflit. Ce conflit se vit à l’intérieur de soi et tout autant dans notre relation avec l’extérieur.
 
Aveuglés et assourdis par cette discordance et l’urgence à retrouver l’équilibre par nos réactions de défense, nous évaluons mal, voire avons une méconnaissance totale de la façon dont l’autre nous perçoit. Et donc la même méconnaissance des conséquences de notre comportement sur la relation, sur l’autre autant que sur notre environnement.
 
Il est possible d’avoir une vision plus réaliste de notre rapport aux autres, et de grandir en bienveillance pour soi et l’autre.

L’objectif du stage est de nous aider à voir nos comportements automatiques, ceux que nous ne questionnons plus, que nous ne voyons plus, et que les autres voient. Ces habitudes comportementales peuvent générer un effet chez autrui, altérer nos relations ou nous discréditer à notre insu. Pour y arriver, nous oserons écouter ce que l’autre voit de nous et éprouve face à nous lorsque nous nous défendons. Les participants s’aideront ainsi les uns les autres à développer une meilleure qualité relationnelle.

Au programme :

  • Méditation en relation avec la Logique Emotionnelle (optionnel pour ceux qui le désirent)
  • Théorie des enjeux relationnels,
  • Exercices d’écoute résonante,
  • Jeux de rôle,
  • Prise de parole et prise de risque,
  • Accueil de la parole de l’autre,
  • Exercices corporels d’intégration

viendront nous soutenir dans notre démarche.

Plus j’intègre ce qui m’appartient et m’anime, plus je vais m’ouvrir à l’autre. Pus j’incarne mes valeurs, et plus j’accepte celles des autres. Là est la relation équitable !

Éclairés par cette nouvelle conscience de soi, nous pourrons développer l’art d’être en relation, et expérimenter « qui je puis être et j’aimerai être en relation ».

Avec l’éclairage bienveillant et sécurisant de la logique émotionnelle, dans un cadre agréable favorable à l’étude.

La résilience naturelle par la voie du corps

Vendredi 22 et samedi 23 avril 2022.

Co-animé par Catherine Aimelet-Périssol et Sylvie Alexandre-Rochette.

Et si la résilience était la voie naturelle inscrite en chacun au cœur du processus émotionnel ?

Thérapeutes, coach, parents pour leurs enfants ou nous-mêmes cherchons la voie qui nous permettrait de rebondir, de trouver la force de nous reconstruire sans se résigner au malheur, même après un traumatisme. Mais nous la cherchons dans l’espace de nos ressentiments, de nos pensées et dans nos représentations que nous voulons modifier.


Or, la résilience commence dans l’expérience corporelle, avant que notre mental ne s’empare de l’émotion pour en faire une ou même des histoires, imprégnées de paroles, d’idéologie, de ressentiments ou d’angoisse.


Dans l’émotion, nous sommes complètement perdus… Nous cherchons désespérément une bouée de sauvetage un autre auquel nous raccrocher, un truc fiable. En même temps, l’entourage nous invite à lâcher prise ! Quel paradoxe ! Comment la résilience pourrait-elle trouver le chemin qui est pourtant naturel au cerveau ?


Le corps est par définition résilient : il retrouve naturellement sa forme après avoir été déformé comme l’ensemble des matériaux. Forme jamais identique à l’origine puisqu’il y a eu choc émotionnel, mais forme néanmoins. Tout ce que nous avons à faire, c’est nous autoriser à nous laisser éprouver l’effet dans le corps de ce qui a été perçu par celui-ci comme un choc vital.


Ce n’est qu’alors que nous pourrons, naturellement, lâcher prise.


Venez écouter vos sensations pour mieux relativiser ou comment l’adhésion à la sensation corporelle peut favoriser la guérison émotionnelle. Un outil indispensable dans l’écoute et la relation d’aide.
Pourquoi ce mal être chevillé au corps malgré tous vos efforts et votre bonne volonté ? Votre esprit s’emballe et vous ne comprenez pas pourquoi ?


Revenons à l’origine du processus dynamique de vie né au fil de l’évolution biologique : nous sommes en constante relation avec notre environnement, notre corps entend, lit et réagit à l’information perçue. Nous percevons avec nos sens et nous éprouvons dans notre chair, et  la réactivité s’impose à soi avant notre détermination.


Revenir au corps, à la perception qui a fait choc dans la situation, porter attention à sa sensation et se laisser informer par elle, voilà qui défie nos esprits du 21ème siècle, convaincus que le bien-être est affaire de bonnes pensées. Revenir aux fondamentaux de ce qui nous mobilise, cerveau et système nerveux en tête, qui concourent à nous maintenir vivant avant d’être pensant, du fait même que notre corps résonne avec la situation avant que nos esprits ne raisonnent.


Notre cerveau-corps appelle notre existence et tend à maintenir la vie en nous avant que, par un phénomène d’émergence plus ou moins conscient, ne surgissent nos pensées et nos représentations. Cet appel passe par l’expérience sensorielle, naturellement éprouvante comme l’est celle d’une brûlure quand notre doigt touche une flamme : l’intention corporelle est celle de la vie.


C’est dans cette expérience sensorielle, celle qui suit la perception précise et concrète à l’origine du choc émotionnel, que se joue le processus d’auto guérison. Quand nous sautons cette étape essentielle, nos esprits et nos comportements s’emballent, les ressentiments et le stress s’installent.


L’Institut de Logique Émotionnelle propose 2 journées pour apprendre à :

  • Retrouver la perception du choc qui a généré la sensation ;
  • Laisser opérer la résonnance corporelle et vivre naturellement le retour à l’équilibre de l’être.

Cette expérience est incarnée et donc spontanée chez chacun d’entre nous pour peu que nous nous accordions à son expression. Naturellement, porter attention à la voix du corps permet de modifier le réseau neuronal, et donc notre relation à nous-même et aux autres dans le sens de la bienveillance et du respect, passages indispensables à la guérison du corps, et par extension de l’esprit.


Ces deux journées s’adressent à tous les publics.


Les professionnels du développement personnel et du soin (coach, thérapeute, médecin, personnel soignant) y découvriront une façon nouvelle d’accompagner le choc émotionnel de leurs patients.
Théorie et expériences alterneront dans cet apprentissage.

Pré requis : avoir participé au module « Émotions : quand c’est plus fort que moi »
(fondamentaux  de la LE), ou tout autre module.

L’émotion au cœur du couple

Samedi 18 et dimanche 19 juin 2022.

Co-animé par Catherine Aimelet-Périssol et Sylvie Alexandre-Rochette.

Amour, amitié, entente, partage, projets ensemble… Le couple est porteur de bonheur.

Au point peut-être de penser qu’être à deux suffit pour qu’enfin s’apaise la charge émotionnelle.
Quand la voilà qui revient, vous vous mettez à douter, à reprocher à l’autre ou à vous effacer ?
Faire couple est en réalité un véritable défi pour chacun d’entre nous.
Cette union vient nous chercher dans les profondeurs de notre existence.
Le couple met en jeu le corps à corps, le cœur à cœur et l’esprit à esprit !

La peur est bien souvent tapie dans la relation, à l’origine de déceptions, de projections et d’attentes.
Au point d’installer un dialogue de sourds !

La logique émotionnelle permet de préciser la nature véritable de cet enjeu qui, avant de se situer entre moi et l’autre, se situe en soi, entre réalité corporelle et affectivité psychique : la désunion de cette double nature qui est la nôtre se traduit par la difficulté de faire couple, en soi donc avec l’autre.
Cet autre, avec lequel la vie est difficile, est pourtant une occasion de mieux regarder la qualité du couple intérieur.

Deux journées pour découvrir cet enjeu et apporter un regard neuf et apaisé sur ce qui nous relie.