Décrypter l’intelligence vivante de l’émotion

Étiquette : formation ouverte à tous

Dépendances, addictions et attachements

Vendredi 3-Samedi 4-Dimanche 5 juin 2022

Co-animé par Catherine Aimelet-Périssol et Sylvie Alexandre-Rochette

Trois jours pour comprendre le phénomène de dépendance et d’addiction. Trois jours pour découvrir le désir bio psychique sous-jacent et distinguer ce désir des moyens de le satisfaire. Trois jours pour initier un changement.

Manger, fumer, dépenser, vérifier, courir, penser, faire du sport, travailler, boire de l’alcool, conduire vite, se droguer, se sacrifier pour les autres, séduire, mettre sa vie en images sur les réseaux, tomber amoureux, attendre de l’autre…

La dépendance prend des formes variées, parfois même encouragées par la société. Mais quand manger pour vivre devient vivre pour manger, quand aimer pour vivre devient vivre pour être aimé, la souffrance nous avertit que notre corps demande à être, enfin, écouté.

Nous sommes tous concernés par un phénomène qui prend ses racines dans le fonctionnement du cerveau archaïque, ce qui explique la difficulté à changer. 
Comment se libérer ? Comment aider l’autre à se libérer ? Comment la connaissance du phénomène permet la transformation ?
 
Durant ce module, avec la grille de lecture de la logique émotionnelle, nous découvrirons que ces attachements ne sont pas là pour rien dans notre vie. Il ne s’agit pas de les justifier mais de leur donner du sens, non psychique mais biologique.
Ce passage est impératif : il permet de préciser la nature du désir d’existence qui presse vers cette addiction et de mettre en évidence la solution du cerveau pour le satisfaire, solution reconnue comme « seule façon » de satisfaire le désir. Cette conviction est si ancrée dans le corps que, même si nous sommes capables de raisonner avec lucidité sur la nocivité de cet attachement, nous demeurons le plus souvent hermétiques au changement.

Le module se déroulera dans une alternance de théorie, d’exercices pratiques et d’écoute sensorielle. Sans jugement sur l’objet de l’attachement, avec le courage d’observer comment nous nous enchaînons pour survivre avec les effets secondaires de ces habitudes, chacun pourra explorer une autre voie qui répondra au même désir, incontournable pour « persévérer dans son être » pour reprendre les mots de Spinoza.

Car si l’addiction est si prégnante, n’est-ce pas pour répondre à cette finalité d’Être

Pré requis : avoir participé au module « Émotions : quand c’est plus fort que moi »
(fondamentaux  de la LE), ou tout autre module.

Prix : 480 €

Émotions et Neurosciences


Co-animé par Catherine Aimelet-Périssol et Sylvie Alexandre-Rochette

La logique Émotionnelle est essentiellement fondée sur la logique du vivant, c’est-à-dire la biologique et les neurosciences. Pas étonnant puisque cette approche scientifique de la compréhension de l’émotion est la poursuite de la clinique médicale que Catherine Aimelet Périssol a exercée pendant des années. Dans cette voie, les signes et les symptômes servent à alimenter la réflexion plutôt qu’éviter, maitriser ou se soumettre à des forces qui nous dépasseraient.


Le cerveau a cette capacité étonnante à s’observer lui-même grâce à l’esprit de l’individu, et à en déduire son propre fonctionnement. Organe magnifique qui ne nous a pas encore dévoilé tous ses secrets. Nous en savons pourtant suffisamment pour comprendre les mécanismes émotionnels.


Telle est la proposition de ce stage, un voyage dans les méandres de la vie et sa régulation par l’homéostasie jusqu’à la fabrication de l’esprit et de la subjectivité.


Aujourd’hui où la tendance est de réduire la vie des organismes et de l’expérience subjective en formules biologiques, il est important de vraiment comprendre le sens biologique de l’émotion.  Comment et dans quelle intention le processus émotionnel se déroule-t-il ainsi ? Quelles sont les connaissances scientifiques qui permettent de le décrire : comprendre la douleur, la prise de décision, l’action, la mémoire, le sens de l’interprétation et des croyances…


Trois journées pour mieux connaitre son cerveau, cet organe au service du soin du corps dans son intégralité : les neurosciences nous invitent, puisque l’émotion est là, à lui trouver une raison d’être, un sens, voire un but ou une intention. Et d’y trouver un enseignement pour mieux nous guider dans nos vies !


Nul doute que la rencontre avec quelques grands noms des neurosciences pourront aider les participants à mieux comprendre la langue biologique et à entendre l’enseignement délivré par l’émotion !

Pré requis : avoir participé au module « Révéler le bon sens de nos émotions »
(fondamentaux  de la LE)

Prix : 480 €

Éducation et émotion : un autre modèle

Ou comment la compréhension du processus émotionnel peut nous aider à accompagner nos enfants, avec bienveillance et autorité.

L’émotion est la solution de l’enfant.
Mais les éducateurs adultes que nous sommes ne le savent pas.
Alors, l’émotion est attribuée à une intention hostile (comme provoquer ses parents) ou à une souffrance que le parent devrait savoir soulager.

Or, l’émotion est avant tout une solution de l’enfant pour lui-même, pour répondre à son propre désir d’existence.
Faute d’être conscient de ce processus, enfants et parents emmêlent leurs émotions, créant bien des incompréhensions.

Nous pouvons transmettre cette logique saine et profondément responsable à nos enfants. Leur donner les outils adaptés à leur âge pour qu’ils découvrent l’ampleur de leurs ressources, apprennent à demander à bon escient et à découvrir le sens de l’effort, non pour faire plaisir aux parents, mais parce qu’il construit la confiance.

Quand la logique émotionnelle devient une culture familiale, l’écoute et l’autorité s’en trouvent bien simplifiées !————–

Durant ce séminaire, nous découvrirons le modèle de l’éducation fondée sur le processus émotionnel :

  • La posture de l’éducateur : entre bienveillance et autorité ;
  • Le langage de l’émotion : quand l’émotion de l’éducateur s’emmêle avec celle de l’enfant ;
  • Comprendre les réactions de défense , les siennes et celles de l’enfant ;
  • Comprendre la nature des désirs qui animent tout être humain ;
  • Comment éduquer l’enfant à la  compréhension de ses émotions ;
  • Comment et quoi écouter ; comment écouter pour que l’enfant parle ;
  • Comment parler pour que l’enfant écoute.

La voie du désir

C’est quoi le désir ?
C’est ce qui fait naitre le MOI.

Le désir est constitutif de nos habitudes comportementales et mentales. Des plus raisonnables aux plus émotionnelles et défensives.

Le désir est à l’identité ce que le mouvement est au corps, un appel, un moteur incarné dans notre cerveau. Celui-ci est soumis à une double contrainte biologique : être vivant et être mimétique, en miroir. Un duo qui peut produire de la bienveillance ou devenir un duel et générer malveillance, manipulation et frustration.

Nous vous proposons, pendant deux jours, de découvrir le sens vivant du désir à la lumière de la Logique émotionnelle : d’où nait le désir, comment il s’exprime, comment il se distingue de l’objet du désir, comment il initie l’action et la réflexion. Et surtout comment nous pouvons y répondre par des voies plus créatives que nos seuls automatismes grâce aux capacités de notre néocortex.

Pendant ces deux journées, en alternant exercices pratiques et apports théoriques de la Logique émotionnelle, les participants découvriront l’écho de l’élan vital corporel et instinctif contenu dans le désir ; ils comprendront comment le besoin ontologique d’être vivant se déploie dans le désir d’avoir de quoi le demeurer (vivant !).

Le mimétisme est un processus biologique mieux connu depuis la mise en évidence des neurones dits miroirs dans le cerveau moteur : ceux-ci sont capables d’activer les voies nerveuses de l’action sans que le corps ne bouge. Voie d’apprentissages, le mimétisme s’impose aussi dans nos relations. Comment utiliser en conscience ce mécanisme sans le subir ?

La connaissance des processus biologiques à l’origine du désir est facteur de liberté et de créativité. Son ignorance entretient l’attente, la rivalité, le conflit et donc, la frustration.
 

  • Identifier et mettre des mots sur la nature du désir en soi : sûreté ? liberté ? reconnaissance ? distinction ? paix ? initiative ? A partir d’une situation personnelle, chacun trouvera le mot qui correspond à son désir.
  • Distinguer le désir de l’objet sur lequel il est projeté : le moyen d’avoir est différent du désir d’avoir. Notre désir parle de nous ; à nous d’y répondre.
  • Reconnaitre les habitudes mentales et comportementales automatiques utilisées jusqu’alors pour répondre à nos désirs : quels sont les moyens que mon « crocodile intérieur » a favorisés pour répondre à mon désir ? L’habitude d’éviter les problèmes, de contrôler les situations (et les autres), tolérer et m’adapter en passant si possible inaperçu ? Fuite, lutte, repli sur moi ?
  • Ajouter de nouvelles capacités pour répondre à notre désir. Revoir à neuf le désir, soulagé de ces autres dont nous attendons satisfaction, pour laisser apparaitre d’autres voies d’action. Car, si nous ne pouvons faire disparaitre les voies neuronales automatiques, nous pouvons toujours en automatiser de nouvelles.


La liberté est par là !

Émotions quand c’est plus fort que moi

Samedi 27, dimanche 28 et lundi 29 novembre 2021


Peur, colère, tristesse : Comment faire face

Ah ! Qu’il serait doux de parvenir à « gérer » nos émotions …

De canaliser ce trop plein de sentiments quand il déborde.

Nous sommes habitués à croire que ce sont les situations ou les autres qui nous stressent ; alors nous leur en voulons. A moins que nous nous en voulions à nous-mêmes ! Nous culpabilisons de mal réagir en cherchant désespérément des solutions du côté de la gestion. Sans grand effet le plus souvent et en augmentant même le niveau de frustration !
 
La méconnaissance de la véritable nature de nos émotions entretient en nous un conflit durable nommé le stress. Apprivoiser le « crocodile » émotionnel s’apprend en posant un regard compréhensif et bienveillant sur son langage. A commencer par le début : il nous faut comprendre les effets que produisent les informations transmises par nos 5 sens, des effets sensoriels qui bouleversent le corps, puis qui se diffusent sous forme de langage dans l’esprit. Ainsi, à partir de cette écoute profonde et vivante, nous serons prêts à agir en conscience dans un quotidien si complexe.
 
Vous pourrez découvrir votre propre logique émotionnelle et, apprendre à faire la paix avec votre cerveau, passage nécessaire pour être en paix en soi.
 
Avec des exercices pratiques -expression corporelle, écoute, évocation de situations personnelles- chacun pourra découvrir le véritable « bon sens » de son cerveau : qu’est-ce que percevoir ? Qu’est-ce que sentir ? Pour quoi réagir ? Qu’est-ce qu’un besoin d’existence ? A quoi servent les désirs ? D’où viennent nos habitudes et comment évoluer ? Que pouvons-nous faire de nos ressentiments ? Nos pensées sont-elles aussi objectives que nous le pensons ? Autant de questions auxquelles ces journées permettront de répondre, non de façon idéaliste mais concrètement et de façon vivante.
 
Reconnaissons vraiment que notre cerveau vous veut du bien ! Et que tout en lui tend à nous maintenir… en vie ! Et qu’il en va de même pour le cerveau de chacun, de tout notre entourage. Faire la paix avec soi passe par la connaissance : non pas l’accumulation d’informations, « toujours plus, tout le temps et à tout prix », mais la connaissance qui ouvre à la curiosité et à l’action plus juste et respectueuse.


Renseignements et inscription : clothilde.marciano@gmail.com

Percevoir la réalité

Jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2022

Que percevons-nous de la réalité ?
 
La réalité est l’objet de recherche scientifiques depuis des siècles !
Les neurosciences et les sciences de la matière commencent à éclairer notre lanterne.

Ces connaissances peuvent changer profondément notre rapport aux autres, au monde et à nous-même !
Au cours de ce séminaire, chacun pourra découvrir avec humilité à la fois l’ampleur de la fiction qui imprègne nos perceptions et la précision avec laquelle nos sens savent saisir les informations vitales.

Au cours des 2 journées nous aborderons les différentes facettes de notre façon de percevoir :

  • Le traitement de l’information par le corps puis par l’esprit. Distinction  entre perception et l’effet miroir dans l’esprit sous forme de représentations, interprétations, fictions et croyances.
  • L’abstraction : propriété de l’organisme à ne porter attention qu’à une partie des caractéristiques d’un évènement ; ce qui rend la perception « vraie et pas vraie  ;
  • La nature de nos perceptions à l’origine de nos émotions. Nous avons l’habitude de percevoir « entre deux eaux » : suffisamment pour réagir selon nos habitudes mais insuffisamment pour agir en connaissance de cause des nos besoins dans la situation.
  • Comment préciser nos perceptions pour saisir en conscience et sans jugement l’événement qui a fait choc ?
  • Lien entre représentations et désir d’avoir les moyens de notre vie.
  • Comment élargir notre perception de la situation pour y découvrir de nouvelles ressources.

Grâce à la connaissance du fonctionnement de notre système nerveux, nous pouvons élargir notre perception de la situation et développer de nouvelles ressources pour y répondre.

Théorie et expériences alterneront dans cet apprentissage.

Un support écrit des apports théoriques sera adressé aux participants après le séminaire.