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Mon enfant est “pot de colle” : comment l’aider à s’autonomiser ?

Il ne vous perd jamais du regard, vous sollicite pour tous les petits gestes du quotidien et s’effondre en larmes quand vous le déposez à l’école... Bref, votre enfant est un vrai pot de colle ! Un comportement qui cache un manque de sécurité affective, mais qui est loin d’être insurmontable comme nous l’explique Catherine Aimelet-Périssol, médecin et psychothérapeute.

Sommaire

  1. Pas d’enfant "pot de colle" avant 3 ans
  2. Comment accompagner le tout-petit dans la construction de sa sécurité intérieure ?
  3. Qu’est-ce qui change après 3 ans ?
  4. Des parents qui oscillent entre attendrissement et épuisement
  5. Une insécurité affective sous-jacente
  6. Les changements, des périodes charnières
  7. Alors, comment aider mon enfant à être un peu moins pot de colle ?

Entretien avec Catherine Aimelet-Périssol février 2020

 


Je suis trop émotive : comment contrôler mes réactions ?

 

Transpiration, rougissements, colère, fuite : les symptômes d'une sensibilité exacerbée sont nombreux. Vous feriez tout pour vous contrôler. Et si vous vous trompiez ? Et si tout commençait en acceptant cette hyperémotivité ?

L’émotivité est simplement l’aptitude à éprouver des émotions. Le problème c’est quand on est trop émotif. Ou plutôt, le problème est peut-être qu’on utilise cette expression : “trop” émotif.

Sylvie Alexandre-Rochette, thérapeute et co-créatrice de l’institut de logique émotionnelle, aimerait rendre ses lettres de noblesse à ce qui n’est au final qu’un trait de caractère, et non une pathologie.
Qu'est-ce que c'est, être trop émotif ?

“On voit qu’il y a un espèce de jugement qui est plaqué sur l’émotivité, regrette-t-elle. Nous sommes tous sensibles et émotifs : cela a une vraie fonction sur notre être vivant”. Elle explique : “A l’intérieur de notre système nerveux il y a toute une manière de fonctionner, on cherche à s’adapter en soi même et à son environnement, et cette sensibilité est précieuse.”

Ces émotions servent à nous dire ce qui est bon et pas bon pour nous. Une émotion est un événement du corps. Sylvie Alexandre-Rochette dit de notre corps qu’il est “une plaque sensible”, qui va donc exprimer extérieurement ce qu’il se passe à l’intérieur. Notre corps est donc déséquilibré momentanément, avec des symptômes comme la transpiration, une nausée, ou un changement de couleur de peau (Coucou les plaques d’eczéma).

“En général, la sensation corporelle se situe entre la gorge et le bas du ventre, notre deuxième cerveau, explique la psychothérapeute. On aura une sensation de perte, de quelque chose qui serre, qui se creuse”.

 

“Quand on parle d’une personne trop émotive, on pense d’abord à quelqu’un qui pleure trop, qui est trop sensible, alors que quelqu’un qui va crier fort est tout aussi émotif”, explique la psychothérapeute. Ainsi, le film Les Émotifs anonymes, dont les personnages principaux sont interprétés par Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde est “très juste”, mais ne représente qu’un pan de l’hyperémotivité.

Il y aurait en réalité trois manières de réagir. Ce peut être le repli, ce qui correspond alors à nos deux héros. “La technique est alors de dire : je m’efface, je me mets dans mon coin, je favorise la tranquillité”, explique Sylvie Alexandre-Rochette. Il y a aussi la lutte. Dans ce cas-là, “on s’agace, on trépigne, on parle fort, on domine, on prend le lead”. Et enfin, la défense. On fuit alors, on évite de s’engager, et on développe une certaine mauvaise foi.

Pour vivre avec cette hyperémotivité, il n’y a pas des dizaines de possibilités. Il faut déjà commencer par l’accepter. “On se bat contre au lieu de vivre avec”, constate Sylvie Alexandre-Rochette, toujours dans cette société qui voudrait qu’on soit toujours dans la maîtrise de soi.

Vous rougissez à la moindre petite réflexion et allez donc vous allez vite vous cherchez un café ? Vous ne vous aidez pas. Vous suez lors d’un premier rendez-vous et vous enfuyez par la fenêtre des toilettes du resto (comme dans les Émotifs anonymes, oui) ? De même quand vous vous morfondez après avoir pleuré au travail devant votre chef. C’est la même.

Ce qu’il faut surtout faire, c’est se poser et réfléchir en se demandant : contre quoi je me suis défendu ? Votre système sensoriel est fait pour vous dire : on est en danger, il faut sauver sa peau. “Quand vous rougissez, il faut plutôt se dire : un événement m’a suffisamment impacté dans ma plaque sensible qui est mon corps pour qu’il réagisse de cette façon-là”.
Lire aussi :
Timidité excessive : comment ne pas rougir ?   

Il ne s’agit pas de creuser dans son passé pour savoir pourquoi on s’est construit ainsi. Mais de se focaliser sur le présent, sans culpabiliser d’avoir cette réaction, pour comprendre le sens de sa réaction. On réagit avant même de savoir ce qui nous arrive : le corps a réagi avant que le cerveau ait réfléchi : on essaie alors de rééquilibrer tout cela.

Et puis finalement, on va se reconnecter avec son corps plutôt que de lutter contre lui. “Nous avons tendance à gérer avec notre seul esprit comme si notre corps était idiot, comme si on pouvait dominer tout ça, comme si seul le cerveau pouvait comprendre la langue de l’émotion”, explique Sylvie Alexandre-Rochette.

S’essayer à une pratique liée à son bien-être, tel que la méditation ou le yoga peut être utile pour certains, ou en tout cas complémentaire avec le travail effectué sur soi. Et pour enfin, lier de nouveau corps et esprit.


Comment gérer les colères de son enfant ?

 

Il se roule par terre, crie, mord son copain ou vous lance avec défiance que "vous n’êtes plus ses parents"... Bref, votre enfant fait une crise de colère. Mais que signifie-t-elle réellement ? Comment la gérer dans l’instant présent ? Peut-on éviter que ces épisodes se reproduisent trop souvent ? La réponse avec Catherine Aimelet-Périssol, médecin et psychothérapeute spécialiste de la gestion émotionnelle.

Sommaire

  1.     La colère, une manifestation corporelle
  2.     Des signaux pour anticiper la crise
  3.     Les périodes de construction du moi, propices à la colère
  4.     La colère, une histoire d’appartenance et de différence
  5.     Apprendre à gérer la crise sur l’instant
  6.     A long terme, ne pas laisser le ressentiment s’installer ...

Accéder au site de Doctissimo

Lien fonctionnel le 8 février 2019


Mon enfant a des complexes

Voici quelques conseils pour savoir comment réagir face aux complexes de son enfant.


Avec Catherine Aimelet-Perissol, Psychothérapeute, Spécialiste des émotions et auteure du livre "Émotions : quand c’est plus fort que lui – Aider son enfant à bien grandir " aux Editions Leduc.s.

 

Accéder au site de Parole de Mamans

Lien fonctionnel le 17 juin 2018


 

Interview de Catherine Aimelet Périsol et de Aurore Aimelet sur la chaine de la Logique Émotionnelle

 

Lien fonctionnel le 26 juin 2017