Le clin d’œil du crocodile

juillet 2017

Vous avez dit VACANCES ?

Le corps est le grand personnage de l’été comme le souligne l’historien Christophe Grangé, s’imposant comme une évidence collective.

Le corps et un idéal de naturel, de décontraction et d’insouciance… Il s’agirait de se vider la tête pour laisser le corps enfin s’épanouir.

Alors, le champ des possibles s’ouvrirait-il en grand sous le soleil ?

Comment faire ?
Chez soi ou ailleurs, les vacances sont d’abord un temps consacré à nous vider (d’où le mot vacance) de nos habitudes, nos obligations, emploi du temps, soucis quotidiens, vêtements encombrants…

C’est l’été, quoi !
Comment la logique contenue dans nos émotions (estivales) peut nous faire mieux comprendre le sens même des vacances ? Et ainsi nous les faire apprécier pour ce qu’elles peuvent réellement nous permettre ?


Commençons par ce qui fait du bien : en vacances nous avons enfin du temps et de l’espace et souhaitons en faire profiter corps et esprit. Nous pouvons faire tout ce que nous ne pouvons pas faire tout le reste de l’année !

Marche, baignade, repos, bons repas ou, depuis peu, méditation riment avec convivialité, rencontres, érotisme et ressourcement. Voilà ce qui nous attend, du bonheur, de bonnes surprises.

Tellement convaincus que tout cela nous manque du fait des circonstances que nous imposent la société, ces vacances représentent notre carnaval moderne : un temps où cette société nous laisse vivre toutes nos envies, surtout celles qu’elle bride dans des codes sociaux.


Sauf que la connaissance de la réalité biologique met un bémol sur ce beau programme…

Être d’habitudes, doté d’un système nerveux toujours orienté vers la conservation de sa vitalité et de son intégrité, l’humain, qu’il soit ou non en vacances, continue de rechercher de quoi alimenter son système.

Pendant cette saison estivale, il va simplement le chercher autrement, hors des contraintes habituelles mais pas sans ses propres contraintes à lui.

Sauf à ce qu’il en ait identifié le sens et la valeur biologique.

L’idée que les vacances le soulageraient de sa réalité biologique est …une idée.

Les contraintes extérieures ne sont que l’expression de nos contraintes intérieures, de nos évidences, de nos désirs, de l’emballement de nos solutions à toujours satisfaire notre sécurité, notre liberté, notre moi, nos sens. Activités et vacances comprises. Mieux vaut le savoir.


Ça vous désespère ?
Cette connaissance permet au contraire de construire ses vacances en conscience.

Certes, nous ne pouvons pas échapper à notre structure telle qu’elle s’est faite, mais nous pouvons inventer des gestes inhabituels, pour autant qu’ils répondent au désir existentiel.

Car «TOUT » est là, dans le désir chevillé au corps : qu’est-ce que j’aime vraiment ?

Qu’est-ce que je veux vraiment ?

Qu’est-ce qui est vraiment bon pour mon existence en ce moment.

Jamais simple de se détacher de nos évidences car elles nous aident aussi à répondre automatiquement à nos besoins.

Mais tellement bon quand nous nous y autorisons !!


Bonnes vacances et à bientôt à la rentrée


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